Chartreuse de Portes
BénoncesAin Fondée en 1971
Crédit photo
- Chartreuse de Portes · Photo : Classiccardinal · CC BY-SA 3.0 · via Wikimedia Commons
Les images peuvent être recadrées pour l’affichage.
Situation géographique
Située dans les montagnes du Bugey à distance presque égale de Lyon et de Genève, la chartreuse de Portes est blottie en haut d’un col, à l’écart des grandes routes, à 7 km du village le plus proche. À près de 1000 mètres d’altitude, elle jouit du climat rude et sain des montagnes, et sa situation retirée, en pleine nature, dans un silence total, favorise le recueillement et la prière contemplative des moines qui l’habitent.
Bref aperçu historique
Première maison de France à s’être ralliée à la Grande Chartreuse, Portes a été appelée « la fille aînée de l’Ordre cartusien ». Elle reçut également la dénomination de « Chartreuse des saints » car elle abrita à l’origine des moines de haut mérite, dont quelques-uns sont vénérés comme saints ou bienheureux : saint Arthaud, saint Anthelme, le bienheureux Ayrald, saint Étienne de Châtillon.
Voici quelques points de repères chronologiques :
Particularités
Avec ses douze cellules pour les moines du cloître, et une dizaine de cellules de frères, la chartreuse de Portes a gardé le type traditionnel des anciennes maisons de l’Ordre. Actuellement les divers âges y sont représentés avec plusieurs grands anciens et un bon groupe de jeunes moines.
La liturgie communautaire est chantée en latin pour toutes les pièces grégoriennes et en français pour les lectures, les psaumes et les prières d’intercession.
La vie économique est assurée par un petit artisanat réalisé par les moines (confection des boîtes en bois pour l’emballage des bouteilles de la liqueur de « Chartreuse »), par quelques travaux forestiers, par des dons et par les pensions des moines âgés. Les frères assurent le service quotidien de la communauté et l’entretien de la maison.
L’hôtellerie reçoit seulement les familles des moines une ou deux fois par an.
La vie menée à la chartreuse de Portes, dans un cadre particulièrement solitaire et silencieux, au sein d’une petite communauté à caractère familial, répond bien à l’idéal de la vocation cartusienne tel qu’il a été défini aux origines de l’Ordre par notre Père St Bruno et par Guigues dans ses « Coutumes » : former ensemble une communion de solitaires pour vivre dans l’intimité la plus étroite possible avec Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, sous la douce protection de Marie, « Mère toute spéciale des Chartreux ». La Vierge Marie, dans le Mystère de son Assomption, est Patronne de la Maison de Portes. Le 8 décembre 2015, la communauté s’est consacrée à son Cœur Immaculé.
Durant l’année 2006, la restauration complète de l’église du monastère a été réalisée. L’église conventuelle est le cœur de la maison. C’est là que sont célébrés les Offices en commun : l’Office de nuit, la Sainte Messe et les Vêpres. Chaque jour, durant un moment avant la Messe conventuelle et avant Vêpres, les moines peuvent aussi y adorer leur Seigneur présent corporellement au Tabernacle. Mais en réalité, c’est toute leur vie de solitude en ermitage qui est appelée à devenir eucharistique, puisque leur vocation est de s’unir intimement au mystère pascal du Christ, le Fils bien-aimé du Père, Prêtre et Hostie de son propre sacrifice, par lequel il glorifie parfaitement le Père et sauve le monde.
Noviciat
Les candidats désireux d’examiner une éventuelle vocation cartusienne peuvent participer entièrement à la vie quotidienne des moines, pour une durée à fixer avec le Père Maître (premier contact, puis séjour d’une ou deux semaines pour une première expérience, ou d’un mois pour une retraite complète de discernement). Pour déterminer la meilleure solution, il est recommandé de prendre directement contact avec le Père Maître par courrier postal, électronique ou bien par téléphone avant le commencement du grand silence qui suit la sonnerie de l’Angélus du soir, à 18h45.
La vocation de moine chartreux n’exige nullement des qualités ou des vertus exceptionnelles. Elle correspond à un appel totalement immérité du Seigneur et c’est le soutien de sa grâce qui permet d’y correspondre. Souvent, c’est l’expérience seule qui permet de discerner la réalité de cet appel.